Les légendes racontent que l’île aurait été habitée en des temps immémoriaux par neuf druidesses, qui avaient interdit l’accès de Sein aux hommes. Ses neufs prêtresses se nommaient les Gallisenae, ou tout simplement les « Sènes », et avaient semble-t’il le pouvoir de déchaîner les tempêtes…
Ainsi Sein a la réputation d’être l’une des îles les plus difficiles d’approche, surtout lorsque le vent souffle fort au large.
Mais n’ayez plus peur du vieux dicton marin « Qui voit Sein, voit sa fin », et partez à la découverte de cette île aussi belle que mystérieuse.
Située au large du Finistère, l’île de Sein fait face à la Pointe du Raz et un courant violant les sépare. L’île s’étend sur deux kilomètres, et s’étrangle en deux endroits. La majorité de la population a trouvé refuge au centre de l’île, espace plus large et plus protégé. L’île a longtemps été le cauchemar des marins: en effet, cette zone maritime est difficilement navigable du fait des ses courants et de ses récifs graniteux, et ses habitants ont vu trop de navires s’échouer sur leurs côtes.
A partir du XIXème siècle, plusieurs phares ont donc été construits. D’abord, le Grand phare de l’île, érigé en 1839, puis en 1867 le célèbre phare d’Ar-Men. Ce dernier a la particularité de se situer sur un rocher isolé, après la Chaussée de Sein, et sa construction a sans doute été l’une des plus dangereuse de l’histoire. Le Phare d’Ar-Men, tout comme l’île de Sein, est très souvent le témoin de violentes tempêtes, faisant trembler ses murs ce qui lui a valu le surnom d’ »Enfer des Enfers » par son dernier gardien.
L’île est sauvage, et n’a pour seul Dieu que le vent, qui ne laisse pratiquement rien pousser. Pourtant la nature prend parfois le dessus, et l’on peut voir à Sein pousser des ajoncs, jacinthes, et myosotis.
Ainsi l’île a subit les assauts répétés d’une mer en folie, et pourtant ses habitants se succèdent de génération en génération: ce sont les Sénans. Leurs ancêtres celtes ont laissé ça et là des traces de leur passage. Vous pourrez donc admirer les Causeurs de Sein, deux menhirs « survivants » qui formaient autrefois un cromlech (un cercle de pierres dressées). Plusieurs autres menhirs subsistent, mais la plupart ont été abattus par les cupides car une légende disait que quiconque creuserait sous leur racine découvrirait un trésor.
A votre arrivée dans le port, vous vous sentirez peut-être observés: en effet, un cochon de granit formé naturellement monte la garde depuis des siècles.
Le bourg et le port ne sont pas dénué de charme, avec leurs jolies maisons de granit aux couleurs vives. Vous vous déplacerez dans les ruelles à pied, car l’usage de véhicules est quasiment interdit sur l’île.
Alors, un retour aux sources, ça vous tente?
mai 4th, 2010 at 10:49
[...] Articles similaires L’île de Sein, le Paradis ou l’Enfer [...]
juin 27th, 2010 at 18:40
ile de sein, une exception, une merveille, ne pas mourir avant d’y être allé
août 4th, 2010 at 19:56
Bonjour
Je trouve votre site tres bien fait et les explications, par villages ou villes des plus interessantes.
Devant me rendre à nouveau prochainement en Bretagne, j’ai pris note ce que qu’il y a à visiter.
Bonne continuation.
Marie51